Ce mardi midi, une large portion du web s’est retrouvée paralysée à la suite d’un incident majeur touchant Cloudflare, l’un des acteurs les plus essentiels de l’infrastructure Internet. En quelques minutes, d’innombrables sites ont cessé de répondre : réseaux sociaux, services d’IA, plateformes d’information, outils de productivité… Les utilisateurs ont constaté des pages qui ne se chargeaient plus, des messages d’erreur à répétition ou encore des temps d’attente interminables.
Cloudflare, habituellement chargé d’absorber les attaques et de fluidifier le trafic mondial, a fait face à un pic soudain d’activité autour de 12h20. Selon Jackie Dutton, directeur de la cybersécurité de l’entreprise, ce volume inhabituel de requêtes a perturbé une partie du réseau, entraînant une cascade de dysfonctionnements. Pour l’heure, l’origine précise de cette hausse brutale reste un mystère, mais l’objectif immédiat des équipes est de rétablir la stabilité du trafic avant d’enquêter sur les causes exactes.
La page de statut officielle de Cloudflare a confirmé une dégradation progressive de la qualité de service, puis l’amorce d’un correctif en début d’après-midi. Toutefois, la reprise semble laborieuse : plusieurs mises à jour indiquent que les équipes sont toujours mobilisées pour remettre en ligne l’ensemble des services affectés.
L’impact est considérable, puisque près d’un cinquième du web repose aujourd’hui sur l’infrastructure Cloudflare. Parmi les plateformes touchées figurent X, ChatGPT, des sites d’actualités, des plateformes de streaming ou encore certains services de jeux en ligne. Fait ironique : même Downdetector, l’outil utilisé pour monitorer les pannes en temps réel, a été lui aussi perturbé.
Si certains sites commencent à réapparaître progressivement, la situation reste instable. Selon les régions et les opérateurs, l’accès peut varier fortement, et le retour à la normale pourrait prendre encore un certain temps. Cloudflare promet une communication continue jusqu’à la résolution complète de l’incident.
